"Ces jeunes s'en souviendront toute leur vie!"

La Team de Cruz a été médaillée à plusieurs reprises au niveau international (argent européen en 2015, bronze en 2016 et 2017, bronze mondial en 2014, 2017 et 2019, et bronze aux Jeux Olympiques de PyeongChang en 2018). Comment est née cette passion pour le curling et comment vit-on sa première médaille Olympique ?

Peter De Cruz, Olympien, capitaine de l'équipe suisse de curling et ambassadeur de Lausanne 2020 (PDC) : Le curling est un sport qui se joue en famille de génération en génération. Ma mère en jouait et c'est après une de ses compétitions que j'ai décidé de m'inscrire au Centre Juniors du Curling Club de Genève. Cette passion est venue quand j'ai formé une équipe avec des amis et nous avons commencé à faire des petits voyages pour des compétitions. Le fait de partager une expérience avec des amis, loin de la maison, c'est là que j'ai tissé des liens avec mes coéquipiers et que j'ai commencé à m'intéresser à la compétition. Les Jeux Olympiques n'étaient qu'un rêve de jeunesse et c'est quand on commence à décrocher de bons résultats, au niveau national et international, que grandit vraiment cette envie de vouloir aller jouer au plus haut niveau. Difficile de faire beaucoup mieux que des Jeux Olympiques ! Une médaille représente deux choses pour moi. La première, l'accomplissement d'un exploit avec l'équipe et la récompense d'années de travail et de sacrifices. Nous avons tous mis de côté nos vies privées, pendant près de 10 ans, pour vivre ce moment ensemble et c'est la meilleure des récompenses que d'avoir une médaille pour raconter cette belle histoire. Deuxièmement, j'ai ressenti un avant et après JO au niveau personnel. J'ai toujours été motivé par le résultat, la victoire, le succès à tout prix. Aujourd'hui, j'arrive plus facilement à me détacher de cette pression, prendre du recul et apprécier les émotions et les moments peut-être plus difficiles. Je peux aussi dire que j'ai accompli quelque chose dans ma vie et que maintenant tout ce qui vient est un bonus.

Quelles sont les qualités requises pour être un bon curleur ?

PDC : Comme dans tous les sports, pour être un bon curleur, il faut avoir une excellente coordination des mouvements et une aisance dans les gestes techniques. Une bonne condition physique joue un rôle important lors des grandes compétitons qui durent près de deux semaines, avec un ou deux matchs par jour. Surtout pour les balayeurs... Croyez-moi ! Un curleur possède aussi de la facilité à comprendre et résoudre des situations tactiques dans des moments de pression et avec peu de temps.

Vous avez été nommé ambassadeur pour les 3es Jeux Olympiques de la Jeunesse d'hiver Lausanne 2020. Quels conseils donnez-vous à la nouvelle génération de curleurs ?

PDC : Ces jeunes se souviendront toute leur vie de Lausanne 2020. C'est pourquoi il est important de profiter de tout ce que ces Jeux ont à leur offrir au niveau de la compétition, mais aussi en dehors du sport. Il y aura des centaines d'athlètes venus des quatre coins du monde et c'est une opportunité unique de pouvoir découvrir d'autres cultures, d'échanger avec eux et de se faire des amis avec qui ils auront toujours quelque chose en commun. J'ai beaucoup d'amis dans le monde entier grâce au sport et ce sont ces rencontres dont je me souviendrai toute ma vie.

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© Keystone, Salvatore Di Nolfi